9.12.08
Retour de la social-démocratie au Québec ?
Amir Khadir de Québec Solidaire a été élu et ce sera un bon député, agressif probablement et c'est bien. On aurait aimé que Françoise David soit aussi élue. La démocratie s'en serait mieux portée. Ce parti est porteur de la social-démocratie dont nous avons bien besoin pour éviter les écarts socio-économiques scandaleux à l'américaine générés par l'illusion d'un libre marché sans encadrement. Il faut lire Jean-François Lisée : Pour une gauche efficace.
"Pour réduire les effets de la crise économique, Québec solidaire proposait un plan susceptible de créer 40 000 emplois dans le transport en commun, le logement social, les centres de la petite enfance, les écoles primaires et secondaires ainsi que dans le domaine artistique" (radio-canada.ca, 9 décembre 2008). Les emplois ne sont pas tous dans la business traditionnelle...Espérons que monsieur Charest l'a compris, lui qui se prépare à engloutir des sommes colossales dans le développement du Nord Québécois. L'économie sociale se développe de plus en plus et prend la relève d'entreprises traditionnelles bousculées par la mondialisation.
Et puis, la justice sociale est toujours une valeur de société ! A quoi bon vivre dans une société qui écrase un trop grand nombre de ses citoyens ? On sait par ailleurs que sans l'éradication de la pauvreté, il n'y a pas de solution viable à la dégradation de l'environnement (Brown, Le Plan B). C'est dire que nous survivrons ensemble ou périrons ensemble...et j'ai le goût d'ajouter, on me le permettra, que "ensemble" inclut le monde animal !
Monsieur Khadir peut compter sur tous ceux et celles pour qui le "vivre ensemble" est la définition même de la société. Surtout que ce monsieur Khadir me semble immunisé du virus dévastateur de la partisanerie.
Il est malheureux que le PQ ait laissé tomber la social-démocratie. Il a alors mis en jeu son projet de souveraineté. Personnellement, je ne vois pas pourquoi je me battrais pour bâtir un pays...un peu trop à l'américaine ou même à la canadienne.
Marcel Plamondon, MAP
4.12.08
Harper fera-t-il perdre à Charest sa majorité ?
On pensait la crise constitutionnelle chose du passé. Le ROC est vraiment du roc...La réaction de L'Ouest canadien à une possible coalition soutenue par le Bloc dit "les séparatistes", expression utilisée par Harper lui-même ! est dès plus négatives si ce n'est haineuse par moment. Merci monsieur Harper d'avoir reconnu le Québec comme nation...
Ce qui me fait dire ce matin que malgré mon sentiment antiaméricain, je préfèrerais encore être américain sous Obama que canadien sous Harper !
Amen.
26.11.08
Pourquoi des élections au Québec ?
Le Premier Ministre affirme qu’en ces temps de crise économique, il faut un gouvernement majoritaire, un gouvernement qui peut prendre des décisions sans que l’opposition bloque (systématiquement ?) le processus législatif. Et le 50-60 % qui n’aura pas voté libéral n’aura aucun pouvoir sur les décisions prises par le gouvernement? Plutôt inquiétant en temps de crise où pourtant 100% de la population est affecté ! Il y a anguilles sous roche, non ?
L'ancien ministre Claude Morin, dans ses cours à l’ÉNAP, disait toujours qu’un bon analyste des politiques doit savoir « lire entre les lignes » car le vrai message est toujours entre les lignes. Quel serait donc ce message dans le cas des présentes élections? Raisonnons au niveau du plus terre à terre du politicien…le POUVOIR ! On convient qu’aucun parti politique au pouvoir, à moins d’y être obligé, ne déclenche d’élections qu’il ne peut gagner. Examinons donc la capacité des autres partis politiques à gagner les présentes élections. L’ADQ, l’opposition officielle, s’est effondrée et rien n’indique qu’il se relèvera de sitôt. Et le PQ? Le PQ revient de loin. Malgré ses ressources, il n’est pas parvenu à redevenir le parti qu’il était dans le passé, bien qu’il se soit renforcé et gagné des points dans les sondages. Mais il s’est donné une chef…par défaut, une chef issue de la vieille garde et une chef que même des membres dénigrent.
En fait, monsieur Charest est devant un vacuum politique. Il est quasi seul en selle. Alors, pourquoi laisser le PQ se renforcir au cours de la prochaine année et risquer de perdre le pouvoir dans un an ou deux quand il suffit d’une élection…facile pour régner jusqu’à 5 ans encore ?
Realpolitik ! Il faut relire Machiavel....
Marcel Plamondon, MAP
2.11.08
Wal-Mart : oui, c’est bien cela, le rêve américain !
J’examinais les chariots d’emplettes des clients, pour me faire une idée de leurs achats. Pour certains, ces chariots sont…des « carosses » tellement ils donnent une impression de richesse par leur abondance –et leur éclat de coloris! richesse à crédit fort probablement à constater le paiement par cartes de crédit aux caisses ! Je me demandais sans cesse si j’avais besoin de tous ces produits que je voyais dans ces chariots. Non, pas vraiment…Je peux vivre et vivre bien sans la grande majorité de ces produits.
Je me suis dit à un moment donné que tous ces emballages et une bonne partie de ces produits se retrouveraient au dépotoir. Catastrophe ! Ces chariots étaient une orgie de poubelles à venir. Vraiment, les êtres humains sont en train de creuser leur tombe…sourire aux lèvres, poussant avec fierté leur petit chariot de richesse illusoire.
Les prix sont bons, ah! ça, oui, il faut le reconnaître –comme les salaires des employéEs, ai-je lu dans la presse et entendu à diverses émissions d’information publique. J’ai acheté et payé « comptant » quelques ampoules électriques fluo-compactes et je suis sorti prendre un grand respire.
Je vais continuer à acheter dans les petites boutiques. Un peu plus cher peut-être mais moins déprimant certes.
Marcel Plamondon
St-André-Avellin
2 novembre 2008
Crise financière : la fin d’une civilisation ?
Crise financière mondiale –plus de 30,000 milliards de dollars envolés en fumée ! (au 24 octobre 2008), crise du crédit, dépression économique qui se mondialise et risque d’être très sévère, des milliers d’Américains qui ont perdu leur maison, des milliers de mises à pied chaque jour sur la planète, perte importante des épargnant (à la retraite !), endettement qui dépasse les capacités de rembourser, etc. Le tableau est sombre ! Et rien ne semble indiquer qu’il ne sera plus sombre. Que se passe-t-il donc ?
On connaît le point de départ, disons officiel : les « subprimes » immobilières. Les banques prêtaient sur la valeur escomptée des maisons et non sur la capacité de payer des emprunteurs. Trop de subprimes sans les augmentations de valeur des maisons escomptées, crise de liquidité des banques et des assureurs, faillite de grandes banques et assureurs américains, la bourse a plongé, les investisseurs ont paniqué. Le crédit se resserre dramatiquement, les consommateurs réduisent leurs achats de façon substantielle, c’est la dépression.
Explication : en fait, c’est la bulle des spéculateurs qui s’est dégonflée, bulle de produits financiers sans attache au monde réel de l’économie. En fait, faut-il davantage préciser, la limite d’une consommation effrénée, quasi schizophrénique, détachée des besoins réels des capacités et des individus et des sociétés et des environnements. En fait, faut-il enfin le dire, la fin de la primauté du monde financier sur les autres secteurs de la société. « La société tout à l’argent » vient de rendre l’âme. Les humanistes peuvent-ils crier victoire ? Pas tant que le nombre considérable de perdants n’aura pas pansé ses blessures et que les gouvernements n’auront pas pris le virage qui s’impose, soit d’encadrer le système financier.
A moins que la crise soit plus profonde, soit la perte de confiance dans le système sociopolitique lui-même. Tout est alors possible. Tout dans le sens d’une descente aux enfers! Alarmiste ? C’est pourtant ce qui s’est produit…en Russie, non ? Qui aurait pensé que le communisme s’effondrerait comme un château de cartes ? Je ne vois pas que le capitalisme libre marché soit immunisé. C’est ce capitalisme qui craque de toutes parts actuellement. Une simple étincelle peut mettre le feu aux poudres. Le problème c’est que personne ne sait s’il y aura une telle étincelle et d’où elle pourrait venir. Le système se fragilise de jours en jours –les états sont impuissants à rétablir la confiance.
Pour le moment, le seul point positif est du côté de l’environnement : le ralentissement économique lui permettra de reprendre un peu sa respiration !
Marcel Plamondon
25 octobre 2008
17.6.08
13.5.07
Plus Pape que Ratzinger tu meurs...
Le Pape s'est cru obligé de rappeler que la foi chrétienne n'est pas une idéologie, en raison de l'ampleur de la dite théolgie de la libération dans ce pays, théologie qui appelle à l'élimination de la pauvreté -comprendre ici une distribution de la richesse moins scandaleuse, les terres étant toujours contôlées en bonne partie par quelques grandes familles richissimes. Une idéologie ? Je croyais que la foi chrétienne disait de donner à manger à ceux qui ont faim...
Donc d'un côté, le Pape dit ne pas faire de politique -ça doit faire l'affaire des grandes familles richissimes dont la générosité envers l'église locale doit être proverbiale, attitude pour le moins politique du pape ! et d'un autre côté, le Pape canonise un frère pour contrer le maraudage d'autres religions -ce qui est très mais très politique aussi !
On se surprendra après ça de la désafection des catholiques. C'est à se demander si les vrais chrétiens ne sont pas ceux qui quittent cette église, scandalisés par les jeux politiques du Vatican et de la survie, tenace, de la mentalité d'église triomphante.
Renan avait raison : il n'y eut qu'un seul chrétien et il est mort sur une croix !
6.3.07
2007, l'année de...libération du cochon ?

Regardez bien cette photo : les yeux, oui les yeux, d'une tristesse... presque de terreur ! Il s'agit d'un cochon "industriel", engraissé de force -le cochon est coincé entre deux barrières de métal pour éviter toute perte d'énergie... Maintenant, croyez-vous que sa chair est réellement comestible ? Désarroi, sédentarité et que sais-je de la nourriture qui le fait grossir plus vite que normal. J'ose maintenant souhaiter la faillite de cet élevage ! 2007 pourrait-il être l'année de libération du cochon ?
23.7.06
Mon ami Albert, le crapaud.
Tout le monde ici connait Albert, chiens comme chats, mais personne n'ose le bouffer avec sa peau plutôt répugnante. Faut bien se défendre comme on peut contre les prédateurs. Mais Albert reste un objet de curiosité et chacun le suit dans sa chasse aux insectes, si ce n'est l'imite comme fait ma petite chatte noire qui semble aussi raffoller des papillons de nuit.
Albert, tout crapaud qu'il est, à sa place ici sur le terrain. Et on le laisse vivre à sa façon. Ne bouffe-t-il pas une bonne quantité d'insectes ? C'est utile, non ? Autant que les oiseaux et les chauve-souris ! C'est peut-être pour cela que même en plein bois j'ai peu de maringouins.
J'étais pour terminer ce blogue quand j'ai aperçu...serait-ce "bébé crapaud" d'Albert ? Au fait, mais où est donc passer Albert ? J'y pense, et si Albert était..."une" Albertine ?
23.5.06
Pas si bête que ça, le monsignore, avec le Da Vinci Code
Le Devoir écrivait le lundi 8 mai 2006 : "À une dizaine de jours de la sortie du film Da Vinci Code, inspiré du roman éponyme de Dan Brown, le cardinal nigérian Francis Arinze a estimé que les chrétiens devraient réagir au livre et au film en traînant en justice ceux qui, à ses yeux, offensent le Christ et son Église." Doit-on le traiter de fondamentaliste, de vieux nostalgique du temps de l'Église dominate et triomphante qui envoyait aux bûchers les "féminites" de l'époque ? A première vue, oui, mais comme ces vieux garçons savent naviguer et manipuler l'opinion, n'est pas cardinal qui veut, non? alors que cherche ce nostalgique du pouvoir perdu sur les âmes ? A les récupérer, bien sûr ! Voici.
En lisant le roman de Brown, j'ai été frappé par son admiration du Christ. Brown en parle avec affection. Il présente un Jésus humain, certes, un Jésus marié et père, mais son style d'écriture laisse deviner un Jésus plus grand qu'humain, un Jésus qui a passé le test du temps, qui a influencé l'histoire humaine. Je vois déjà le monsignore Arinze se frotter les mains...Pensez-y, remettre Jésus dans l'imaginaire collectif du monde! le gros lot tant attendu de l'Église. Car il faut bien dire que même le Pape n'arrive pas à faire cela.
Que restait-il à faire ? Évident, non ? Publiciser le roman et le film ! ...sans se compremettre bien sûr en l'attaquant, mais c'est en parler qui compte. La Curie romaine doit déjà travailler sur l'après Da Vinci Code, sur la pastoralisation du monde...
Un petit porto, monsignore ?
P.S. Réactions des églises...
1-L'Opus Dei semble confirmer ce point de vue : La Presse, samedi 13 mai 2006, page A16, rapporte que "L'Opus Dei entend profiter des rencontres qu'elle organisera en public pour "parler de la réalité de Jésus-Christ et de l'Opus Dei".
2- Radio-Canada, 18 mai 2006 : "L'oeuvre à saveur religieuse met beaucoup de croyants mal à l'aise, mais des églises ont décidé de tabler sur le phénomène plutôt que de le condamner."
CQFD
9.5.06
Descartes, jusque dans les hôpitaux!
Descartes, le philosophe, parlait, lui, de "l'homme-machine". Et malgré ses déboires avec l'Église catholique, il venait renforcir, ou mieux, justifier, l'attitude autoritaire, et souvent sans humanité, de ses ecclésiastiques. Le rire, donc le plaisir, était mauvais pour l'âme, probablement parce que, pensait (pense encore ?) l'Église, il ouvrait la porte au péché. Il fallait "serrer les dents" pour résister aux tentations, comme aujourd'hui à l'hôpital pour faire face à la douleur et à l'anxiété provoquée par la maladie et par son traitement...administratif et scientifique. Pas très différent dans les services sociaux non plus. Le système n'a pas le temps de s'occuper du "mal de vivre".
On est vraiment inhumain dans le traitement des problèmes humains. Parce qu'on oublie, ce qui est très pratique pour l'administration, que l'être humain est avant tout un animal et comme tout animal, est, à la base, contrôlé par son cerveau émotif et non par son cortex. C'est tellement vrai que la science a prouvé qu'une personne coupée de ses émotions ne peut prendre une décision rationnelle! Descartes s'est fourvoyé. Il n'y a pas d'un côté la raison et de l'autre le corps "machine". Le ciment entre les deux est le cerveau émotif...Ce n'est pas magie si les médecines dites douces obtiennent des résultats surprenants car elles passent par le corps pour atteindre l'esprit, donc par le cerveau émotif qui "traite l'information" transmise par les millions de capteurs sensibles du corps.
Le "cartésianisme" reste une arme redoutable entre les mains des gestionnaires !
On dira après cela que la philosophie est inutile ou relève du pelletage de nuages!
25.4.06
Mourir...pour rien ?
On a beau traiter les savants de 'pelleteux de nuages", voire d'être en mal de publicité, avec leurs scénarios catastrophes, les faits commencent à leur donner raison, du moins on ne peut plus balayer leurs propos de la main . Et s'ils avaient raison ? Ce ne sont quand même pas des "deux de pique" ! Et certainement moins à la poursuite de leurs intérêts personnels que les commerçants et les politiciens ! Ne disent-ils pas en outre qu'ils n'ont pas de certitudes mais que dans les circonstances, on devrait, pour le moins, appliquer le principe de précaution ? Belle humilité et grande sagesse !
Je crois que nous avons un..."doute raisonnable" suffisamment fondé pour nous demander si nos enfants et petits-enfants nous survivrons...longtemps après notre mort ! Cela me glace le dos. Je commençais tout juste à m'habituer à l'idée qu'avec la mort, il y a mille "vies" que je ne vivrai jamais, que le monde continuera sans moi, que je ne verrai pas toutes ces promesses que les technologies semblent annoncer...que je dois maintenant accepter de peut-être mourir pour rien ! Comme si l'humanité n'avait jamais exister ! Comme si je n'avais moi-même jamais exister. Pas rigolo !
On aime mieux penser que tous ces savants ne sont que des pelleteux de nuages !
18.4.06
L'histoire de Charlot...le chat.
Le chat a moins peur, ose se montrer à mes appels mais n'approche pas trop. Il me semble blessé à la base de la queue et je vois une boule de chair qui pend sous une cuisse. Mais bientôt il me suit...pour la bouffe. Je lui construit une niche de fortune mais bien isolée -je ne peux l'héberger car j'ai déjà chien et chats. Il y prend finalement résidence...ne fait que manger et dormir pendant 7 jours. Mais je crains pour sa vie car les nuits sont très froides, -20 à -25 celsius. Mais il survit, couché en boule dans la paille. Il se laisse maintenant cajolé...Il est clair que je dois l'amener chez un vétérinaire, surtout pour la poche de chair sous la cuisse.
Le chat a dû passé la nuit chez le vétérinaire et devra porter un collier "Élizabeth" pour éviter qu'il enlève le points de souture sous la cuisse! Je n'ai d'autres choix que de l'héberger au sous-sol...porte de l'escalier fermée pour éviter quelque bataille que ce soit avec mon chien et les chats, surtout la petite chatte noire, très dominatrice! Cela dure 10 jours...
Le vétérinaire m'a informé que ce chat avait été "opéré" (castré). C'est donc un chat domestique...et de fait, il semble très à l'aise dans une maison! Entre temps, nous lui trouvons un nom : Charlot. Il sera finalement adopté par une jeune femme et mène aujourd'hui une vie de "pacha" chez elle.
Morale : d'abord, pourquoi aurais-je laissé ce chat mourrir de froid, affamé et blessé ? C'eut été de la cruauté. Ensuite, c'est de la colère et même du mépris que je sens pour tous ces villégiateurs, trop nombreux, qui, la saison estivale terminée, abandonnent leur animal sur le bord de nos routes -chats, chiens, furets et que sais-je ! Car tel est l'histoire de Charlot : nous avons découvert qu'il avait été "obèse"...ce n'est certainement pas lui qui a décidé de quitter son douillet domicile!
Ce que je pense des gens qui abandonnent leurs animaux et/ou les maltraitent ? Ils me font peur. En quelque part, me dis-je, leur inconscient, voire leur conscient ? doit me traiter de la même façon!
28.3.06
Citoyen du monde même en région rurale ?
Je n’aurais jamais pu décider de rester en région, la Petite-Nation en Outaouais (voisine des Laurentides) sans l’existence du réseau internet. Probablement parce que déjà au secondaire je devenais « citoyen du monde ». En effet, mes professeurs avaient fait leurs études et vécu un peu partout sur la planète et m’avaient transmis cette culture universelle. Et à la fin de mes études, la ville de Québec me semblait si petite que je décidais d’aller travailler à Ottawa, la ville des ambassades. Mes collègues de travail venaient de tous les pays !
Reste à faire la promotion du réseau internet et à convaincre les élus de câbler les rangs.
Les p'tits boss des bécosses
La tragicomédie des fusions et défusions ! au Québec nous a appris que les "p'tits boss des bécosses" avaient survécu à la Révolution Tranquille. Mieux vaut, semble-t-il, être premier à St-Rien-de-Rien que deuxième à Rome ! Dire qu'on pensait s'être débarrassé des curés de village.
Anti-tabagiste…qui roule en gros 4x4
Une autre belle contradiction, pour ne pas parler d’hypocrésie, quand un anti-tabagiste roule en gros 4x4 sur nos routes. Il lutte contre la fumée secondaire mais nous empoisonne avec son véhicule !
Le mensonge de la taxe sur le tabac
Mars 2006 au Québec : le gouvernement déclare qu’il perd 250 millions de dollars en taxes sur le tabac à cause de la contrebande. Comment peut-il faire une telle déclaration quand il adopte des politiques anti-tabac ? En d’autres mots, le gouvernement a tout intérêt « fiscal » à ce que les gens fument…Tant qu'à perdre de l’argent, vaudrait mieux baisser les taxes sur le tabac pour ne pas « encourager » la criminalité ! L’État est ici deux fois immoral !
22.3.06
On n'en est pas à une contradiction près !
Alors qu'on découvre que la musique est la seule discipline scolaire faisant appel à toutes les fonctions du cerveau, donc discipline de base dans le développement scolaire, les écoles décident de plus en plus de privilégier l'éducation physique et donc de laisser tomber la musique. Aura-t-on une génération d'athlètes arriérés ?
29.1.06
L'encyclique "Deus caritas est" : trop peu, trop tard ?
Trop peu : comme si le "devoir d'amour" du chrétien n'incluait pas la condamnation des "pharisiens", ces responsables publics les uns corrompus qui brisent leurs peuples, les autres frileux qui ferment les yeux sur l'exploitation des grands prédateurs financiers. Trop peu, comme si le devoir du chrétien n'était pas aussi de "chasser les vendeurs du temple", ces commerçants qui ramènent tout à l'offre et la demande, abêtissent les consommateurs dans la publicité, saccagent les écosystèmes, épuisent les ressources.
Trop tard : car l'Église est depuis longtemps doublée à gauche et à droite par tous ces hommes et toutes ces femmes, croyants ou pas, qui disent non à la misère, qui crient justice, qui s'inquiètent de l'avenir même de la vie sur terre.
(À suivre)
Marcel Plamondon

